samedi 19 mai 2018

En 1950, de l'essence? (1928)

Nous poursuivons notre exploration du magazine Vu sous l'angle de l'anticipation et de la science fiction. Pour retrouver tous les articles de cette série, cliquez ICI

Dans le n° 30 (daté du 10 octobre 1928), on trouve reproduit ce dessin extrait d'un périodique allemand (Pliesende Blatter) avec cette légende évoquant l'évolution future des moyens de transport: " En 1950, de l'essence? Autant atteler un boeuf. N'avez-vous pas de fusée?"
Le thème se rapproche de celui du texte de Jean Galotti, Tourisme interastral ou le voyage de demain, publié dans le n° 28 du magazine VU.



A lire: En l'an 1950. Quatre contes et nouvelles retrouvés dans la presse, collection ArchéoSF, éditions Publie.net

mercredi 16 mai 2018

Demain, les Révolutions! Utopies & Anticipation révolutionnaires (Anthologie)



En ces temps agités de contestations sociales, de crises répétées, de quêtes de modes de vie alternatifs, peut-être que les réponses aux questions qui nous taraudent sont à chercher à la fois dans le passé et dans l'avenir. Par exemple tout au long du 19e siècle, et jusqu'au début du 20e, période au cours de laquelle les révolutions et les révoltes se sont succédées et qui a engendré les anticipations révolutionnaires regroupées dans cette nouvelle anthologie, Demain, les révolutions !  À quel avenir rêve-t-on quand on est porté par l'espoir qu'un monde meilleur est possible ? Et que pouvons-nous apprendre de ces anticipations passées pour, nous, réinventer l'avenir ? Réponses dans cet ouvrage, qui n'en demeure pas moins ancré dans le présent : chaque Demain, les révolutions !  acheté d'ici à la fin du mois de juin 2018 soutiendra le mouvement actuel des cheminots.

Aucune carte du monde n’est digne d’un regard si le pays de l’utopie n’y figure pas. — Oscar Wilde
1830, 1848, 1871, 1905, 1917… les révolutions et révoltes populaires se sont succédées pendant un siècle. Portés par une volonté de conquêtes sociales, d’une transformation profonde de la société et par l’espoir de voir leurs idées triompher, des auteurs engagés dans différents courants progressistes ont imaginé l’avenir des révolutions qu’ils vivaient ou qu’ils souhaitaient : à partir de théories ils projettent les lecteurs dans une ère nouvelle, un âge d’or à venir. Les sept textes réunis dans Demain, les Révolutions ! témoignent de la diversité des points de vue, des courants et des moyens de réaliser la révolution annoncée. Ces disciples de Saint-Simon et de Charles Fourier, socialistes et anarchistes, communards et anarcho-syndicalistes rêvent de voir le monde changer de base. Dans ces utopies et anticipations révolutionnaires, une nouvelle société se dessine : plus juste, plus fraternelle, plus égalitaire. Si ces espérances ne se sont pas toutes réalisées, elles contiennent des buts à atteindre qui sont toujours d’actualité, elles portent en germe l’émancipation du genre humain et le désir d’un avenir radieux. L’utopie n’est pas une illusion, elle est un idéal ; elle n’est pas une chimère, elle est un projet. Si, comme l’écrivait Victor Hugo, « l’utopie est la vérité de demain », hier comme aujourd’hui, avec tous les Jean Misère, continuons de bâtir des cités idéales, de chanter le temps des cerises et, demain, le soleil brillera toujours !
Table
Philippe Ethuin — Présentation
Louis Desnoyers — Paris révolutionné, 1834 — Réformateur et utopiste
Barthélémy Enfantin — Mémoires d’un industriel de l’an 2240, vers 1838 — Saint-simonien
Victor Hennequin — Scènes phalantériennes, 1850-1852 — Phalanstérien
Paschal Grousset — Le rêve d’un irréconciliable, 1869 — Socialiste
Louise Michel — L’Ère nouvelle, 1887 — Socialiste libertaire
Olivier Souëtre — La cité de l’égalité, 1892 — Anarchiste
Émile Pouget — Que nous réserve la révolution de demain ?, 1909 — Anarcho-syndicaliste
En accord avec Publie.net, ArchéoSF a décidé de reverser à la caisse de grève des cheminots 2,5 euros sur chaque exemplaire vendu en avril (précommande), mai (parution le 2 mai) et jusqu’à fin juin 2018. On vous explique pourquoi :
Parce que les auteurs des textes de l’anthologie Demain, les Révolutions ! étaient portés par une volonté de conquêtes sociales, d’une transformation profonde de la société et par l’espoir de voir leurs idées triompher, engagés dans différents courants progressistes ils ont imaginé un avenir radieux, une ère nouvelle, un âge d’or à venir. Parce que dans ces utopies et anticipations révolutionnaires, une nouvelle société se dessine : plus juste, plus fraternelle, plus égalitaire et que, si ces espérances ne se sont pas toutes réalisées, elles contiennent des buts à atteindre qui sont toujours d’actualité, elles portent en germe l’émancipation du genre humain et le désir d’un avenir radieux. Parce que l’utopie n’est pas une illusion, elle est un idéal ; parce qu’elle n’est pas une chimère, elle est un projet.
Parce que la maison d’édition Publie.net qui accueille la collection ArchéoSF porte des valeurs par exemple en intégrant des processus coopératifs avec des auteurs, en proposant une rémunération équitable des auteurs y compris pour les revenus issus des abonnements et des réflexions sur la société contemporaine et sur des formes de résistance à travers la littérature.
Parce que nous sommes attachés aux biens communs, à l’action collective, que nous refusons que toute la société soit marchandisée et que les acquis sociaux de tou-te-s disparaissent peu à peu pour augmenter les profits de quelques-un-e-s , parce que les cheminot-e-s ont toujours partie prenante de combats sociaux dont les effets ont été bénéfiques pour tou-te-s.
Comme l’écrivait Victor Hugo, « l’utopie est la vérité de demain », hier comme aujourd’hui, continuons de bâtir des cités idéales, de chanter le temps des cerises et, demain, le soleil brillera toujours !

Lien vers la boutique de publie.net pour acquérir Demain les Révolutions! en version papier ou numérique: cliquez ICI.



mardi 15 mai 2018

Redécouvrez H-G Wells avec Une Utopie moderne

L'utopie, c'est aussi le terrain d'expérimentation d'un géant de la littérature d'anticipation et de science-fiction : H.G. Wells. Avec Une utopie moderne, Wells rêve d'un autre monde, qu'il décrit dans ses moindres détails, sous la forme d'un essai romancé assez unique en son genre. Si certains passages de son récit sont datés (nous sommes au début du XXe siècle alors et tout progressiste qu'il soit H.G. Wells n'en demeure pas moins un produit de son époque), ce livre est essentiel pour comprendre le cheminement de l'auteur de La guerre des mondes et son engagement pour un avenir meilleur qu'il appelait de ses vœux. C'est aussi un livre qui n'a plus été édité en français depuis plus d'un siècle et qu'ArchéoSF a exhumé des archives de la littérature mondiale.



Vous pouvez vous procurer Une Utopie moderne sur le site de l'éditeur publie.net en cliquant ICI.

lundi 14 mai 2018

Un voyage dans Mars en 1992 (années 1930)

L'Heure joyeuse, bibliothèque municipale parisienne, première à être spécialisée dans la littérature jeunesse créée en 1924, possède un fonds patrimonial important. On y trouve de nombreux ouvrages de science-fiction pour la jeunesse et quelques curiosités comme cet album de coloriage intitulé Un Voyage dans Mars en 1992 qui daterait des années 1930. Les coloriages sont accompagnés d'une petite histoire.













Source: Gallica 

samedi 12 mai 2018

M. Robot, gentleman impassible (1928)

Le thème du Robot est récurrent tant dans la science fiction que dans la prospective. Après avoir fait la première page du premier numéro du magazine VU, il se trouve dans le n°28. Pourtant c'est plus un objet télécommandé qu'un véritable robot car ce robot ne montre aucune autonomie. Sa parenté avec le robot de Métropolis est troublante.


M. Robot, gentleman impassible


Il ne ressemble guère à un élève d'Oxford ni à un étudiant de Cambridge. Son aspect éveille plutôt le souvenir des seigneurs du Moyen Age. Comme eux, il semble porter heaume à visière mobile, gantelets, cuirasse, genouillères et jambières. Mais ce héros de chevalerie est bien de notre époque.
Il n'est pas un vulgaire pantin dont les mouvements automatiques sont déterminés par un ingénieux mécanisme.
Le Robot est plus souple. Il obéit de loin à son créateur spirituel, le capitaine W.H. Richards, qui l'a établi en six mois, avec l'aide d'un habile mécanicien, M. A.H. Reffell.
Le principe de cet appareil est celui de la commande à distance, par l'intermédiaire de la télégraphie sans fil. Le poste de réception est situé dans la tête. Suivant les ondes transmises, des courants électriques passent dans différents électro-aimants. A leur tout, chacun de ceux-ci attire un ressort portant à son extrémité une poulie qui entre en contact avec un rouleau tournant sous l'action d'un petit moteur électrique. La poulie est entraînée, et un câble solidaire de celle-ci déplace, dans son mouvement, un membre du Robot.
Enfin, un dispositif électrique spécial et secret, commandé par le poste de réception, permet au Robot de parler.


Homme-machine, rêve des romanciers d'anticipation ? Le Robot sera-t-il, en dépit de nos pactes, un redoutable soldat ? C'est un homme sans âme. Qui sait ? Sous son influence, nos usages se transformeront. Et peut-être, un jour, nos aimables compagnes tenteront-elles de rompre l'impassibilité de ce visage d'acier, en flirtant avec lui par l'intermédiaire d'un haut-parleur perfectionné.

Anonyme, "M. Robot, gentleman impassible", in VU n° 28, 26 septembre 1928


Retrouvez tous les articles consacrés au magazine VU en cliquant ICI.

A lire: Ralph Schropp, L'Automate, collection ArchéoSF, éditions Publie.net 

mardi 8 mai 2018

M.F. Lagrange, sur le locomotionisme (1897)

La science fiction et l'anticipation se nichent partout et parfois dans des endroits qui continuent à me surprendre.
En voici un nouvel exemple découvert dans le Bulletin de la Société d'excursions des amateurs de photographie qui livre en juin 1897 le compte-rendu de la séance du 25 mai 1897 au cours de laquelle un certain M.F. Lagrange donna une causerie accompagnée de projections sur le "locomotionisme". Il s'agit manifestement de montrer de manière humoristique les évolutions des moyens de locomotion.
Après un parcours historique (le premier moteur, la première Amazone, les carrosses sous Louis XIV,...), la causerie s'oriente vers la prospective avec d'alléchants intitulés comme Le Dernier piéton, La Dernière Amazone (sujet que l'on trouve en 1898 sous le crayon de Pierre Giffard dans La Fin du cheval), l'Omnibus sans cheval,...
Il ne semble malheureusement rien rester de cette causerie que le compte-rendu publié que nous reproduisons ci-dessous:






Ce billet fait partie de la série "science fiction invisible". Pour retrouver tous les billets de cette série, cliquez ICI.