samedi 22 avril 2017

Bogislas, Déjà ! (dessin préhistorique), 1935

Le dessin d'humour à thème préhistorique se retrouve régulièrement dans le périodique Ric et Rac. En voici un exemple avec Bogislas dans le n° 348 du 9 novembre 1935:


samedi 8 avril 2017

Serinette fait une ascension (1935)

Publié in Ric et Rac, n° 350 daté du 23 novembre 1935

jeudi 6 avril 2017

Square Rosny Aîné, 13ème arrondissement Paris

Le square Rosny aîné dans le XIIIème arrondissement de Paris semble bien être le seul odonyme rendant hommage à ce si grand contributeur à la littérature d'imagination scientifique. Un arrêté du 21 mai 1956 attribua au square ce nom mais c'est lors de la séance du Conseil municipal de Paris des 22-23 mars 1956 (compte-rendu publié dans le Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris du 3 avril 1956 ) que la proposition fut adoptée.




M. Roger Rigaud était le rapporteur de la 3ème commission chargée de la dénomination des voies.

 Il défend ainsi la proposition de donner le nom de Rosny Aîné à un square nouvellement créé :


Une dernière voie a été ouverte dans le 13e arrondissement.
C'est une voie qui dessert le groupe d'immeubles sis rue du Docteur-Bourneville, près l'avenue de la Porte-d'Italie. Je vous propose de lui donner le nom de square Rosny-Aîné. J.-H. Rosny naquit à Bruxelles, en 1856, et décéda à Paris le 15 février 1940 à son domicile, 47, rue de Rennes. Membre fondateur, puis président de l'académie Goncourt, il fut aussi président de la Société des gens de lettres de France. Il était Grand officier de la Légion d'honneur. Rosny aîné a publié au cours de sa longue carrière plus de 80 romans et de nombreux souvenirs de sa vie littéraire et artistique, des études historiques et des chroniques. L'auteur de « Nell Horn » a été un novateur en créant un genre littéraire nouveau : l'épopée de la préhistoire avec ces romans intitulés : « La Guerre de feu », « Le Félin géant », « Helgvor du Fleuve bleu » dont de nombreux extraits figurent dans les manuels scolaires. Rosny aîné est considéré également comme l'un des précurseurs de la littérature d'anticipation scientifique avec ses romans : « La Mort de la terre », « La Force mystérieuse », « Les Xipehuz », « Les Navigateurs de l'infini », etc... Ses essais de philosophie scientifique : « Le Pluralisme » et « Les Sciences et le Pluralisme » furent très remarqués et firent l'objet de rapports et communications à l'Académie des sciences. En 1947, un an après l'inauguration d'une plaque commémorative — le 7 avril 1946 — devant la maison de la rue de Rennes qu'habita pendant trente ans Rosny aîné et où il mourut le 15 février 1940, un comité d'honneur a été constitué en vue de donner le nom de Rosny aîné à une voie de Paris. Ce comité comprend de hautes personnalités : M. Edouard Herriot, président d'honneur de l'Assemblée nationale ; MM. Georges Lecomte, secrétaire perpétuel de l'Académie française, François Mauriac, Pierre Brisson, le regretté Emile Borel, ancien ministre, membre de l'Institut, Francis Perrin, haut-commissaire à l'Energie atomique, les membres de l'académie Goncourt, M. Paul Vialar, président de la Société des gens de lettres. D'autre part, en 1947, une pétition de M. le Maire du 6e arrondissement avait également demandé, au nom de la famille Rosny, que le nom de ce grand écrivain entra dans la toponymie de la capitale. M. Laborowski, 3, rue Palatine (6° arronndissement), l'avait également réclamé en 1947, Plus récemment, le 26 mai 1954, M. Borel-Rosny, 9, rue du Dragon (6° arrondissement), en faisait aussi la demande, au nom des amis de M. Rosny aîné. 

 Plaque du square Rosny Aîné:




mardi 4 avril 2017

René de Planhol, Le Désastre (fragment d'une histoire future), 1930 (1/2)

En préparant la présentation du pamphlet Le Désastre de René de Planhol, je suis tombé sur cet article du Monde consacré à son fils Xavier de Planhol, grand géographe disparu en 2016:

Son père, René (1889­-1940), revenu blessé de la Grande Guerre, se chargea de l’éducation de son fils unique, qui fréquenta juste le temps d’une année scolaire le lycée de Clamecy (Nièvre), commune bourguignonne où il grandit « entre les livres », selon sa propre formule.
C’est là que ses parents se retirent dès 1930, quittant Paris et leur appartement de la porte Maillot, en face du domicile personnel de Raymond Poincaré, que le petit garçon voit passer, « rare souvenir parisien des toutes premières années ». Le père, qui a lancé en 1927 une revue mensuelle, littéraire et politique, La Nouvelle Lanterne, dont il est l’unique rédacteur, transmet à l’enfant une double tradition familiale : monarchiste, mais détachée de toute pratique catholique, et dreyfusienne – le tuteur de René de Planhol, Edgar Demange, avocat pénaliste, défendit le capitaine Dreyfus dès 1894 ! Ce qui explique que le publiciste, auteur d’un virulent essai, Le Monde à l’envers (1932), à bien des égards proche de l’Action française, ne collabora jamais à la publication de Charles Maurras, malgré leur proximité de vues.

Cet extrait m'a éveillé ma curiosité car il m'avait semblé que René de Planhol était bien plus proche de l'Action française. Après quelques recherches, il en effet pas niable que René de Planhol fut un collaborateur de l'Action française et de ses publications satellites. Il est assez étrange de vouloir dédouaner son fils de lien avec une idéologie paternelle en recourant à la réécriture d'une histoire familiale. Après tout, il n'est nullement comptable des choix politiques de son père...
Ce ne serait pas si "grave" si cet article n'apparaissait pas dans les premiers résultats d'une recherche Google "René de Planhol". Il faut donc rétablir la vérité et apporter quelques preuves...

Dans le n° 210 du 6 août 1940, Charles Maurras lui-même rappelle avec force de louanges la publication, vieille de dix ans du Désastre et y montre, selon lui, les qualités de visionnaire de René de Planhol:


Si Edgar Demange fut bien l'un des avocats du capitaine Deryfus, il défendit aussi le marquis de Morès, fondateur avec Edouard Drumont de la Ligue antisémitique de France, qui tua en duel un capitaine juif de l'armée nommé Armand Meyer. En faire un Dreyfusard est un peu une extrapolation, il n'a fait que son métier d'avocat...René de Planhol fut bien plus proche de l'Action française (ce que nie l'article du Monde) comme en témoigne la notice nécrologique parue dans l'Action française du 1er novembre 1940:

Quant à prétendre que René de Planhol "ne collabora jamais à la publication de Charles Maurras" il suffit de consulter la collection du périodique sur Gallica pour constater que c'est une affirmation totalement fausse: nous ne relèverons qu'un article (signature de rené de Planhol dans le n° 149 du 29 mai 1921:

On trouvera d'autres articles notamment sur la littérature signés par René de Planhol dans l'Action française.
De même, sa signature apparaît dans l'Almanach de l'Action française pour l'année 1929 avec un article "Fragments des mémoires secrets de M. Poincaré" et l'on pouvait acheter à la Librairie d'Action française ses oeuvres. 


Si la pratique religieuse de René de Planhol fut peut-être nulle (rien ne l'infirme ni ne l'atteste), il n'en reste pas moins que sa haine de la République trouve une partie de ses fondements dans l'anticléricalisme des Républicains qu'il combat:




Extrait de l'article de Juliette Rennes,  "L'argument de la décadence dans les pamphlets d'extrême droite des années 1930", in Mots, Volume 58, n° 1, 1999

Ceci posé (et au passage la vérité rétablie), il est plus aisé de cerner les motivations idéologiques de René de Planhol quand il écrit Désastre (fragment d'une histoire future) en 1930. (à suivre!)







dimanche 2 avril 2017

[Révélation] Albert Bailly n'aurait jamais dû recevoir le prix Jules Verne en 1929 !

Il est communément admis que le roman d'Albert Bailly L'Ether alpha lauréat du Prix Jules Verne en 1929 a d'abord été publié dans Lectures pour Tous puis repris en volume dans la collection Prix Jules Verne aux éditions Hachette avant d'être édité dans la collection Bibliothèque de la jeunesse.
Les amateurs de nids à poussières proposent un intéressant article consacré à l'oeuvre conjecturale d'Albert Bailly et Jean-Luc Boutel un long article sur L'Ether Alpha.





Pourtant Albert Bailly n'aurait jamais dû recevoir ce prix !
En effet le règlement précise :

Le roman serait-il trop court ou trop long? Le problème n'est pas là: ce roman n'est pas inédit. Plus encore: il est écourté !
En réalité L'Ether Alpha, raccourci pour être conforme au règlement du Prix Jules Verne, n'est que la reprise du roman-feuilleton Le Baiser de l'infini paru dans Le Figaro en 1928.

Lors de la publication dans le quotidien, une citation de Charles Nordmann est mise en exergue:



Le raccourcissement du texte apparaît dès le premier chapitre:


Début du roman Le Baiser de l'infini, version Le Figaro, 1928.

Début du roman L'Ether-alpha, version Lectures pour tous, 1929.

 Fin du roman Le Baiser de l'infini, version Le Figaro, 1928.
Fin du roman L'Ether-alpha, version Lectures pour tous, 1929.

La disposition des paragraphes changent mais le texte de la fin du roman est conforme dans les deux éditions.
Le titre original reprend les derniers mots du roman alors que la publication dans Lectures pour tous a pour titre le nom de l'engin.







samedi 1 avril 2017

Robinson, La machine à s'obliger à plonger (1935)

Robinson (?) donne ce dessin avec une amusante machine qui oblige son inventeur à plonger dans l'eau.



Ric et Rac, n° 350, 23 novembre 1935