lundi 11 mars 2013

HG Wells, Le Pays des aveugles adapté au théâtre et rencontre avec Simon Bréan le 23 mars 2013 (Paris)


La-Science-fiction-en-France.jpg

Le 23 mars après une représentation de l'adaptation Le Pays des aveugles d'HG Wells, le Théâtre Dunois organise une rencontre avec l'auteur Simon Bréan autour de la littérature de science-fiction.
Le Théâtre Dunois se situe 7 rue Louise Weiss dans le 13e arrondissement de Paris (adresse administrative: 108 rue du Chevaleret).

Simon Bréan a publié récemment La Science-fiction en France. Théorie et histoire d’une littérature ( préface de Gérard Klein, Paris, Presses de l’université Paris-Sorbonne, coll. Lettres françaises, 2012, 501 p.), un essai très intéressant dont les premiers chapitres traitent de la science fiction ancienne (même si l'auteur pour différentes raisons lui refuse cette appellation).

L'argument de la pièce de théâtre:

Un montagnard aguerri, en expédition dans les Andes, arrive dans un village coupé du monde, peuplé de non-voyants. L'homme qui a beaucoup voyagé et se targue d'avoir tout vu découvre une communauté qui vit dans le noir depuis quinze générations. Ces villageois ont aiguisé leur sens de l'ouïe, de l'odorat, du toucher. Leur perception de la réalité est donc différente ; mais elle est si riche qu'ils ne se sentent en rien diminués. C'est ce que l'homme voyant est d'abord incapable de comprendre, persuadé qu'il peut régner en maître sur les aveugles. Ces derniers vont alors le confronter à sa propre cécité, une épreuve qui fait vaciller toutes nos certitudes...
Nino d'Introna a conçu et mis en scène cette fable polysémique dont il est aussi l'interprète. A lui seul, il incarne tous les personnages, relevant un pari qui a exigé des années de gestation. Sa rencontre avec la nouvelle d'H.G. Wells date de 1977. La première adaptation théâtrale eut lieu en 1992. Il propose dix ans plus tard une nouvelle version du spectacle où la musique interprétée sur scène, d'inspiration rock, volontairement hypnotique, est très présente, de même que la lumière, partenaire essentiel de l'acteur. Le spectateur en sort à la fois ébloui et pensif, probablement plus lucide, indéniablement différent.

A lire: 

Une critique de l'essai de Simon Bréan sur Nebalia
Présentation de l'essai de Simon Bréan sur Fabula


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire