Nouveau lundi, nouvelle énigme scientifique et technique avec cette machine datant des années 1920... A quoi servait-elle?
ArchéoSF
Science sans fiction n'est que ruine de l'âme (Daniel de Roulet)
lundi 20 mai 2013
Enigme du lundi : à quoi sert cette machine ?
samedi 18 mai 2013
Léon Lambry, Ken et son chien (1931): illustration
mercredi 15 mai 2013
lundi 13 mai 2013
Gabriel Timmory, A rire d'ailes! (1909) [feuilleton, épisode 6 - fin]
Sixième et dernier épisode de notre feuilleton aéroplanesque A rire d'ailes! (1909) par Gabriel Timmory.
A RIRE D'AILES ( feuilleton, sixième et dernier épisode)
Du
DIX-SEPTIEME au DEUX MILLE HUIT CENT QUATRIEME TABLEAU.. — Défilé
de S. M. Guillaume II dans ses différents uniformes (mise en scène
de M. de Bülow)
DEUX
MILLE HUIT CENT CINQUIEME TABLEAU. — Le
théâtre de la Nature (mise en scène de M. Jéhovah). Le Roi et
Amélie remontent en aéroplane pour revenir à Paris.
Le
temps s'est enfin mis au froid. En passant au-dessus de Champigny,
cependant que souffle une bise glaciale, les voyageurs aperçoivent,
sur une sorte de tertre, entouré d'arbres dénudés, un monsieur et
une dame, qui, avec des gestes larges, semblent déclamer.
Ils
atterrissent et reconnaissent, avec stupéfaction M. et Mme. Silvain.
LE
ROI, à
Silvain.
— Comment vous, cher maître, ici, en peplum, par dix degrés
au-dessous de zéro ?
SILVAIN,
— Oui, moi, Silvain.
Mme
SILVAIN. — Et sa femme.
AMÉLIE.
— Que faites-vous donc ?
SILVAIN.
— Vous ne devinez donc pas ? Sur cette scène, où, tout l'été,
s'illustre Albert d'Armont, nous jouons, tout l'hiver, la tragédie.
LE
Roi. — Quelle singulière idée.
Mille
SILVAIN. — Nous avons tellement l'habitude du théâtre en plein
air que nous étouffons dans une salle de spectacle.
AMÉLIE.
— Mais vous êtes seuls, vous n'avez pas d'auditoire
SILVAIN,
très
noble.
— Nous jouons, pour Dieu. et pour nous!... Enchaînons, Louise !
MIIlC
SILVAIN, très
aimable.
— Vous savez que les billets de faveur ne sont pas supprimés : si
vous voulez prendre un siège.
LE
ROI. — Excusez-nous : nous sommes très pressés.
AMÉLIE.
— Oui, on nous attend.
Ils
filent, cependant que le couple Silvain continue à rugir dans le
désert.
DEUX
MILLE HUIT CENT SIXIEME TABLEAU. — Une
soirée à la Santé (mise en scène de M. le Dr Doyen). Les détenus
de la Santé, ayant, comme ceux de Riom et de Nîmes, réclamé un
adoucissement à leur régime, M. Clemenceau les a autorisés à
donner une grande soirée. On s'est disputé les invitations. Quand
le Roi et Amélie arrivent, la fête bat son plein.
LE
DIPLODOCUS, se
dandinant.
— Je m'amuse beaucoup à Paris. C'est un ville charmante.
UN
MONSIEUR, s'approchant
de lui.
— Peut-on vous racheter quelques vertèbres ?
Le
diplodocus lui en cède deux ou trois au plus juste prix.
LEMOINE,
à Le Poittevin. — Je ne me serais jamais douté que les prisons
fussent aussi mondaines. Vous avez eu tort de me laisser filer.
LE
POITTEVIN. — Je vous fais toutes mes excuses.
LE
MONSIEUR, à
Lemoine,
— Peut-on vous racheter quelques diamants?
LEMOlNE.
— Des diamants, je n'en ai pas sur moi. Mais j'ai la recette. (Il
la lui vend).
UNE
JEUNE FEMME. — Il me faudrait trouver, cette .fois, un
établissement sérieux.
LE
MONSIEUR, accourant. — Voulez-vous que je vous rachète votre
capital ?
LA
JEUNE FEMME.— Hélas, monsieur, j'ai été épousée, puis plaquée
par un Bulgare : je n'ai plus de capital...
LE
MONSIEUR. — Du moment que vous avez encore les intérêts, on peut
encore s'arranger ! (Il
l'entraîne dans une cellule confortablement
meublée où l'affaire se conclut et l'amiable.)
meublée où l'affaire se conclut et l'amiable.)
ABD
EL MAL-AZIZ, ex-sultan
du Maroc,
se promenant tristement.
— Pourvu que Moulaï n'arrive pas ici ! Il me ferait flanquer à la
porte.
LA
FEMME D'UN MINISTRE. — Ne vous désolez pas, pauvre Sire ! vous me
donnez un sujet de pièces.
ABD-
EL - MAZ - AZIZ. Vraiment?
LA
DAME. — Oui... J'ai même déjà le titre: Répudié
!
LE
MONSIEUR de
tout à l'heure surgissant à ce moment.
— Superbe, le titre ! Voulez- vous que je vous le rachète ?
LA
DAME. — Volontiers. (Il
le lui paye au poids de l'or).
AMÉLIE
(au mon- sieur). — Ah ça, qui êtes-vous donc, monsieur, qui
voulez tout racheter ?
LE
ROI. - Oui, qui êtes-vous?
LE
MONSIEUR. — Le député Bourrat. Depuis que j'ai mené à bien le
rachat de l'Ouest, je veux tout racheter.
AMÉLIE.
— C'est un tic.
BOURRAT,
— C'est une manie. (Au
Roi, lui montrant Amélie.)
Voulez-vous que je vous la rachète?
Le
Roi proteste violemment.
Dispute.
A ce moment, un autre scandale se produit. Abdul-Hamid qui, devenu
trop Jeune-Turc, est tombé en enfance, se rend tellement
insupportable qu'on le flanque à la Sublime Porte. On prend parti
pour ou contre le sultan. Bagarre. Nuit.
DEUX
MILLE HUIT CENT SEPTIEME TABLEAU. — Apothéose (mise en scène
de M. Santos-Dumont). Réconciliation générale autour de Wright
trônant sur son pylône. Charles Humbert embrasse Bunau-Varilla.
Chaumié embrasse Téry. Antoine embrasse Ginisty. La Veuve Joyeuse,
qui arrive de Berlin, embrasse tout le monde... Projection. Feux de
Bengale.
LE
ROI. — Joli tableau !
AMÉLIE.
— Ça. nous fait une sortie.
MM.
MICHEAU ET SAMUEL, survenant, — En attendant, vous aurez l'un et
l'autre, cinq louis d'amende pour avoir raté votre entrée !
RIDEAU
dimanche 12 mai 2013
Gabriel Timmory, A rire d'ailes! (1909) [feuilleton, épisode 5]
Cinquième épisode de notre feuilleton A Rire d'ailes! (1909) par Gabriel Timmory.
A RIRE D'AILES (épisode 5)
SEIZIEME
TABLEAU. — La
rue du Quatre-Septembre (mise en scène de M. Lépine). Le roi se
décide à inviter Amélie à dîner dans un coquet appartement qu'il
possède rue du Quatre-Septembre, mais il lui est impossible, —
toujours à cause des travaux, — d'arriver jusque chez lui. Fort
heureusement, il rencontre Hélène Dutrieu qui cherche à vendre
l'appareil qui lui a servi à exécuter son fameux numéro de la
flèche humaine, Il le lui achète. On l'installe devant les fenêtres
de l'immeuble où habite le roi.
DIX-SEPTIEME
TABLEA U. -
Les flèches humaines (mise en scène réglée par M. le Directeur du
Prytanée de La Flèche): Le Roi et Amélie descendent à bicyclette,
à une allure vertigineuse, le « looping » d'Hélène Dutrieu et
sont ainsi projetés dans l'appartement. Ils dînent de bon appétit,
puis veulent causer, pas moyen ; il y a au-dessus d'eux un maudit
Piano qui, faisant rage, leur coupe net le fil de leurs idées. Le
Roi, furieux, fait monter le concierge et apprend de lui qu'il a pour
voisin le général Picquart qui a loué une chambre de bonne pour y
mobiliser, tout à son aise sur le clavier, Beethoven, Schumann et
Chopin.
Le
Roi et Amélie s'enfuient précipitamment, reprennent un aéroplane
et, dix minutes plus tard, débarquent au col de la Schlucht.
DIX-HUITIEME
TABLEAU. — Le col de la Schlucht (mise en scène de M. de Moltke).
Le Roi et Amélie ont la bonne surprise d'y rencontrer S. M.
Guillaume II. Exclamations joyeuses.
GUILLAUME.
— Tiens ! Jean !
LE ROI. — Guillaume ! Alors décidément, entres-tu en France ?
LE ROI. — Guillaume ! Alors décidément, entres-tu en France ?
GUILLAUME.
— Non.
AMÉLIE.
— Votre Majesté est trop pressée sans doute ; elle a été mise
.en retard par une panne d'automobile ?
GUILLAUME.
— Une panne ? Bêtise !
LE
Roi. — Tu as craint de créer des incidents ?
GUILLAUME.
— Des incidents ? Bêtise !
AMÉLIE.
— Alors ?
GUILLAUME.
— Vous voulez la vraie raison ?
LE
ROI. — Oui.
GUILLAUME.
— Eh bien, voilà ! J'ai réfléchi, au dernier moment, que c'était
contraire à toutes mes habitudes de pénétrer dans un pays sans
avoir le costume qui convient à la circonstance, je ne suis donc pas
entré en France, parce que j'ai oublié de me commander un uniforme
de général français !
AMÉLIE.
— Vous devez en avoir de bien jolis, des uniformes.
GUILLAUME.
— Voulez-vous les voir ?
LE
Roi. — Certainement.
Suite et fin demain !
samedi 11 mai 2013
Gabriel Timmory, A rire d'ailes! (1909) [feuilleton, épisode 4]
Quatrième épisode de notre feuilleton A rire d'ailes ! (1909) par Gabriel Timmory.
A RIRE D'AILES (épisode 4)
SIXIEME
TABLEAU. — La
Maison Dorée (mise en scène de M. Raphaël Flateau).
LE
ROI, entrant,
à Amélie.
- Ici, c'est une vieille réputation. On mange très bien.
AMÉLIE.
— Tant mieux. Moi, littéralement, mon chéri, je crève !
LE
Roi. — Bouge pas. Je vais te réconforter tout de suite. (A M.
Simyan qui accourt. ) Avant tout, donnez-moi du petit bleu.
M.
SIMYAN. — Bien. monsieur.
(Il
s'éloigne.)
LE ROI.— C'est curieux. Là - bas, il y avait foule. Ici le couvert n'est
même pas mis.
LE ROI.— C'est curieux. Là - bas, il y avait foule. Ici le couvert n'est
même pas mis.
AMÉLIE.
- Quel drôle de restaurant!
M.
SIMYAN, revenant et apportant sur un plateau une carte pneumatique. —
Voilà, monsieur.
LE
ROI. — Est-ce que vous vous fichez de moi ? C'est ce que vous
appelez donner à boire?
M.
SIMYAN. — Mais on ne donne pas plus ici à boire qu'à manger !
AMÉLIE.
— Quel drôle de restaurant !
M.
SIMYAN. — Ce n'est pas un restaurant, madame, c'est un bureau de
poste et des mieux tenus, comme vous pouvez le voir. (Il commande,)
Un coup de ballet, s'il vous plait !
SEPTIEME
TABLEAU. — Le
Ballet à la poste (mise en scène de M. Victor de Cottens), Entrée
des télégraphistes (Tiller's girls), enlaçant des trottins vieux
marcheurs (Tiller's girls). Valse renversée par les petites femmes
du boulevard (Tiller's girls). Fandango par les distributeurs. de
prospectus (Tiller's girls), les hommes-sandwich et les camelots
(Tiller's girls). Couronnement des bustes d'Aurélien Scholl et
d'Alphonse Karr (Tiller's girls). Nuit.
LE
ROI. — Tous mes compliments.
AMÉLIE.
— La poste a fait de grands progrès.
M.
SIMYAN. — Voulez-vous en juger ?
HUITIEME,
NEUVIEME, DIXIEME ONZIEME, DOUZIEME, TREI-
ZIEME, - QUATORZIEME ET QUINZIEME TABLEAUX. — Les Progrès. de la poste. — Scènes cinématographiques (réglées par M. Pierre Decourcelle pour la maison Pathé frères), où l'on voit deux jeunes gens, qui veulent se marier par correspondance, attendant avec impatience leurs lettres qui leur arrivent chaque fois avec une dizaine d'années de retard, et ne parviennent à s'épouser qu'à l'âge de quatre-vingt-quinze ans ; où l'on assiste aussi au voyage d'une carte postale illustrée qui, mise à la poste au bureau de .la Bourse, fait le tour du monde avant de parvenir à sa destination, rue Vivienne.
ZIEME, - QUATORZIEME ET QUINZIEME TABLEAUX. — Les Progrès. de la poste. — Scènes cinématographiques (réglées par M. Pierre Decourcelle pour la maison Pathé frères), où l'on voit deux jeunes gens, qui veulent se marier par correspondance, attendant avec impatience leurs lettres qui leur arrivent chaque fois avec une dizaine d'années de retard, et ne parviennent à s'épouser qu'à l'âge de quatre-vingt-quinze ans ; où l'on assiste aussi au voyage d'une carte postale illustrée qui, mise à la poste au bureau de .la Bourse, fait le tour du monde avant de parvenir à sa destination, rue Vivienne.
vendredi 10 mai 2013
Gabriel Timmory, A Rire d'ailes! ( 1909) [feuilleton, épisode 3]
A RIRE D'AILES (épisode 3)
DEUXIEME
TABLEAU. — Une
loge de l'Odéon (mise en scène de
M. Ginisty).
M. Ginisty).
LE
ROI, se
tâtant pour voir. s'il n'a rien de cassé.
, - Sapristi ! Quelle aventure !... Ma chérie, est-tu intacte ?
AMÉLIE.
— Oui. autant que je puis l'être.
LE
Roi. - Où sommes-nous ?
AMÉLIE.
- Attends... Oui... c'est ça... Nous sommes à l'Odéon.
LE
ROI. — C'est ce qui s'appelle tomber dans le vide... Mais au moins,
tu ne te ressens pas de ta chute ?
tu ne te ressens pas de ta chute ?
AMÉLIE.
— Oh, moi, tu sais ! Une chute de plus ou de moins !...
M.
ANTOINE, sortant
de son cabinet, d'où il a entendu le bruit des voix.
— C'est insensé, ma parole ! Pour une fois qu'il y a du monde ici,
pas un de mes fourneaux d'employés n'a l'idée de me prévenir ! (II
se rue dans la. loge avec le plus aimable empressement.)
Ah! monsieur! Ah! madame! Que c'est gentil à vous d'être venus !...
Que faut-il vous servir? L'Abbé
Mouret,
L'Apprentie,
Ramuntcho
?
LE
ROI (vivement). — Non, merci.
ANTOINE.
— Préférez-vous une nouveauté, L'Arlésienne
?
AMÉLIE.—Non,
mon vieux: j'aime mieux Sherlock.
ANTOINE,
furieux. — Foutez-moi le camp !
On
chasse le Roi et Amélie.
Demeuré
seul, Antoine, pour oublier l'affront qui vient de lui être fait,
décide d'assister au ballet de ses conférenciers.
TROISIEME
TABLEAU. —
Le Ballet des Conférenciers (mise en scène de M. P.-L. Fleys). —
Entrée de M. Nozière, en Grec : il sort d'une carafe pour esquisser
avec des Bacchantes des pas voluptueux. — Arrive ensuite M.
Bernardin, en rasoir, qui prend des poses plastiques, au milieu des
femmes personnifiant les différentes Barbes. M. Laurent Tailhade, en
Satyre, lutine des Nymphes. Après quoi paraît M. Abel Bonnard ! des
Naïades arrosent généreusement la petite cressonnière qu'il a sur
la tête. — Et c'est enfin M. Lajeunesse, qui surgit tout nu d'un
fossé, avec la voix duquel (voix de fossé), il roucoule une romance
: les petits oiseaux, croyant entendre un rossignol, accourent de
toutes parts et prennent leurs ébats sur l'air immortel de Viens
Poupoule,
Nuit.
QUATRIEME TABLEAU. — La place Saint-Michel (mise en scène de M.Lépine). — Des chariots. Des tombereaux. Des madriers. Des grues (à vapeur, malheureusement). — Des charpentes métalliques. Des tas de moellons. Des ornières. L'auto-taxi que le Roi et A mélie ont pris en quittant l'Odéon vient de s'embourber : les voyageurs en sortent péniblement quand arrive un agent.
QUATRIEME TABLEAU. — La place Saint-Michel (mise en scène de M.Lépine). — Des chariots. Des tombereaux. Des madriers. Des grues (à vapeur, malheureusement). — Des charpentes métalliques. Des tas de moellons. Des ornières. L'auto-taxi que le Roi et A mélie ont pris en quittant l'Odéon vient de s'embourber : les voyageurs en sortent péniblement quand arrive un agent.
L'AGENT.
— Qu'est-ce que vous faites-là ?
AMÉLIE.
— Vous le voyez bien. Nous essayons de traverser la place.
L'AGENT.
— Naturellement ! Ça vous est égal de gêner la circulation !
LE
Roi. - En quoi ?
L'AGENT.
- Mais en circulant, parbleu ! Parole d'honneur, ils sont extra-
ordinaires tous ces lascars-là ! Ça vient ici à pied, en voiture, à cheval, en auto, en tramway ! Et ça ne s'aperçoit pas que ça tient de la place! Et ça récrimine quand il y a des accidents ! Mais, nom d'un pétard, si tous les passants se mettent à encombrer les rues, où voulez-vous qu'on mette les briques, les moellons, les gravats, les machines, les tas de pavés et autres ustensiles propices à la réflexion de la voie publique ? Tâchez moyen de disparaître !
ordinaires tous ces lascars-là ! Ça vient ici à pied, en voiture, à cheval, en auto, en tramway ! Et ça ne s'aperçoit pas que ça tient de la place! Et ça récrimine quand il y a des accidents ! Mais, nom d'un pétard, si tous les passants se mettent à encombrer les rues, où voulez-vous qu'on mette les briques, les moellons, les gravats, les machines, les tas de pavés et autres ustensiles propices à la réflexion de la voie publique ? Tâchez moyen de disparaître !
LE
ROI. - Si on allait dîner ?
AMÉLIE.
— Où ça, chez Paillard ? Chez Henry ? Chez Lapré ? au Café de
Paris ?....
LE
ROI. — Pas du tout : je vais t'emmener dans le seul restaurant qui
soit vraiment à la mode...
soit vraiment à la mode...
AMÉLIE.
— Et quel est-il ?
LE
Roi. — La caserne du Prince Eugène.
CINQUIEME
TABLEAU. — Réfectoire
du Prince Eugène, (Mise en
scène du prince Eugène Héros)
scène du prince Eugène Héros)
— Depuis
que M. Chéron a donné mission à M. Marguery d'améliorer
l'ordinaire des soldats, tout le monde veut y goûter : le réfectoire de la caserne du prince Eugène est le rendez-vous de la plus élégante société parisienne ,M M. Chéron et Marguery sont littéralement débordés.
l'ordinaire des soldats, tout le monde veut y goûter : le réfectoire de la caserne du prince Eugène est le rendez-vous de la plus élégante société parisienne ,M M. Chéron et Marguery sont littéralement débordés.
M.
MARGUERY (apportant un plat à M. Caillaux). — Voilà votre veau,
monsieur. C'est moi-même qui l'ait fait revenir.
M.
CAILLAUX. — Ah ! il est revenu ? Je l'impose !
Violente
discussion. — Les autres clients, qu'on néglige, protestent.
M.
PIERRE WOLFF. - Et ma tête de veau ?
M.
LE GÉNÉRAL D'AMADE. — Et mes épinards ?
Mme
JEANNE BLOCH. - Et mon gras-double ?
JANE
DERVAL. — Et mes tripes? Jamais on ne les a attendues aussi
longtemps !
M.
ANDRÉ DE FONQUIÈRES. — Et mes suprêmes d'émincés à la
Montespan ?
M.
GAILHARD. — Et mes suprêmes d'évincé
à la Messager ?
Mlle
PAULETTE DARTY. — Et mon eau de Vals lente ?
M.
ALEXANDRE DUVAL. - Et mon bouillon ?
Arrivant
au milieu de de tohu-bohu, le Roi et Amélie ne trouvent à se mettre
sous la dent qu'une paire de pantoufles de cavalerie. Ils s'enfuient.
La suite demain!
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