mercredi 18 janvier 2017

[cinema] Le Barbier fin de siècle (1896)

Le Barbier fin de siècle, court métrage de 1896, n'est pas à proprement parler un film relevant de la conjecture. Il s'agit plutôt d'un film à trucs, dans la veine de Georges Méliès, à l'effet saisissant !
Produit par Pathé films, distribué aux Etats-Unis sous le titre The up to date barber, les acteurs et le réalisateur du film sont anonymes.




mardi 17 janvier 2017

Soutenez ArchéoSF et Publie.net !

Le site Publie.net permet désormais d'acquérir directement les ouvrages de la collection ArchéoSF (format papier et numérique). 

Ce sont plus de 40 titres qui sont disponibles avec des ouvrages de référence comme les anthologies Les Autres vies de Napoléon Bonaparte (uchronies & histoires secrètes), nominée pour le prix ActuSF de l'uchronie en 2016, Paris Futurs, Les Ruines de Paris, Le Passé à vapeur (textes proto-steampunk, préface d'Etienne Barillier), des ouvrages indisponibles par ailleurs tels Une Ville souterraine de Charles Carpentier, L'Amour en mille ans d'ici de Gustave Marx ou Zigzags à travers la science de Michel Verne.


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lundi 16 janvier 2017

[critique] Jacques Spitz, L'Agonie du globe (1935)

Le 16 janvier 1963 mourait Jacques Spitz, auteur de plusieurs ouvrages de science-fiction.
En 1935, lors de la parution de son premier roman L'Agonie du globe, Abel Manouvriez publia cette critique:



M. Jacques Spitz fait la supposition que voici : à la suite d'une série de catastrophes, inondations, raz de marée, éruptions volcaniques, secousses sismiques, le globe se dédouble, et chacun des deux hémisphères s'en va de son côte : d'une part l'Europe. l'Asie et l'Afrique, de l'autre le Nouveau-Monde. Au lieu d'une seule planète, il y en a désormais deux, d'abord réunies par la même atmosphère et entre lesquelles les communications sont possibles par avion et par T. S. F.,ensuite complètement distinctes, parce qu'à mesure que l'écart qui les sépare s'est accentué, tout moyen d'entrer en relations est devenu illusoire.
Sur cette donnée, M. Spitz construit un roman d'anticipation à la façon de Jules Verne. On imagine sans peine, en effet, les troubles de tout genre qu'un événement pareil a pu produire dans l'humanité. Le pire est qu'on peut s'attendre aux plus graves éventualités : les observations des astronomes établissent que la rotation commune des deux masses terrestres, se produisait dans un plan incliné de 5° 8' 48" sur l'écliptique. Or, l'orbite lunaire est précisément inclinée sur l'écliptique du même nombre de degrés. Par suite, dans le même plan et autour du même point — l'ancien centre de la terre — se trouvent graviter trois masses : la lune. l'Ancien Monde et le Nouveau. L'écart entre ces derniers allant toujours en augmentant, une collision de l'une d'elles ou de toutes les deux avec la lune va devenir inévitable.

Les calculs des savants déterminent que la rencontre de l'Ancien monde avec la lune, se produira à une date qu'ils ont exactement fixée. Dès lors, les hommes vivront dans l'attente de la fin du globe, comme les contemporains de l'an mille. M. Jacques Spitz énumère plaisamment les traits distinctifs des réactions de chacun. En France, ce furent des demandes de mise à la retraite dans la classe bourgeoise et semi-bourgeoise ; en Angleterre, ce fut une recrudescence sans précédent de la consommation du whisky. Les compagnies d'assurances sur la vie font faillite, l'administration des pompes funèbres n'enregistre plus une seule demande de concession à perpétuité ni l'Académie française une seule candidature à ses sièges vacants. La veille de la date fatale, le pape Léon XVI a donné son absolution à tous les peuples de la terre. Quant au gouvernement français, il a constitué, conformément à nos vieilles traditions démocratiques, un Comité de salut public
qui a publié, à l'usage des électeurs français, un superbe message dans lequel l'humanité, à la veille de disparaître, est félicitée d'avoir rempli dignement sa mission historique.
Ce n'était, d'ailleurs, qu'une fausse alerte. Les savants s'étaient trompés dans leurs calculs. Ce n'est pas l'ancien monde, c'est le nouveau, qui rencontre la lune et est pulvérisé. Alors, -l'affolement se calme, les fuyards regagnent les villes, chacun reprend sa tâche interrompue au 'point où il l'avait laissée. Au Parlement, l'opposition interpelle le chef du pouvoir dont la légèreté a plongé la population dans une angoisse aussi inutile. Le ministère est renversé. La vie ordinaire, en un mot, a repris...

Le roman de M. Jacques Spitz est des plus amusants. Les jeunes gens y trouveront des aventures extraordinaires qui leur rappelleront Jules Verne ou Wells. Les autres goûteront plus particulièrement la satire souvent imperceptible sous le ton légèrement ironique qui fait le sel dé ce récit. L'Agonie du globe est écrit par un pince-sans-rire, dans le style des journaux d'information ou des proclamations gouvernementales. Il contient des pages impayables. 

Abel Manouvriez, critique de L'Agonie du globe, Ric et Rac n° 347, 2 novembre 1935 

Illustrations: couverture de l'édition de 1935 et de l'édition de 1977. 

jeudi 12 janvier 2017

Pola in der Zukunft / Pola (Pula - Pulj) dans l'avenir (vers 1905?)

Poursuivons notre exploration des cartes postales réalisées à partir de photo-montages et présentant des vues de l'avenir de villes européennes.
Pula, Pola en italien ou Pulj en slovène, est située en Istrie sur les bords de la mer Adriatique. Elle a appartenu successivement à la République de Venise, à l'Autriche-Hongrie, à l'Italie, à la Yougoslavie et est aujourd'hui slovène. La légende est ici en allemand et en italien. Certains éléments du photo-montage sont identiques à ceux utilisés sur une carte postale commercialisée en France vers 1905 et intitulée "Paris futur, les grands boulevards".


mercredi 11 janvier 2017

[cinéma] La découverte du Docteur Mitchoff (1912)

Pathé a été l'une des firmes éditrices de cinéma très importantes au niveau international avant la Première guerre mondiale. Son catalogue recèle des titres relevant de la conjecture. Malheureusement beaucoup de films muets sont considérés comme perdus. Parfois il en reste des traces comme un résumé, un scénario, une affiche ou des photogrammes. Nous savons par exemple que la Cinémathèque de Toulouse conserve dans ses collections l'affiche de ce film (dessinée par Candido Aragonez de Faria ) et que deux exemplaires du scénario sont disponibles à la BnF. Nous nous contenterons donc du résumé publié sur le site de la Fondation Jérôme Seydoux - Pathé :


La découverte du Docteur Mitchoff, février 1912
Pathé frères
270 m

Le docteur Mitchoff vient de faire une surprenante découverte qui lui permet de fixer dans l’oeil d’un mort les traits de la dernière personne qu’il a fixée. Le savant soumet au commissaire de police Lenoir sa découverte, d’une si haute portée pour la police et à laquelle elle doit fournir désormais, en matière de crime, la preuve irréfutable de la culpabilité. Justement, on téléphone du commissariat qu’un crime vient d’être commis. C’est l’occasion d’expérimenter la nouvelle méthode sur la victime, l’usurier Nathan Gobsek. L’expérience réussit parfaitement. Peu à peu, sur l’oeil se dessine une image. Mais à mesure, les yeux du commissaire s’emplissent d’épouvante. Bientôt, il ne peut plus douter de l’évidence, ce sont les traits de son fils qui sont fixés sur la rétine du cadavre. Le malheureux père, après avoir confessé son fils que des dettes de jeu ont acculé au crime lui indique, en lui tendant un revolver, la seule voie qui lui reste à suivre et le fils coupable se fait justice.

Illustration : annonce de la sortie du film parue dans Ciné Journal n° 186 du 16 mars 1912

mardi 10 janvier 2017

[uchronie] Pierre Soymier, Si la TSF avait existé... aux galères (1935)

Les dessins uchroniques d'humour ne sont pas très courant... en tout cas en 1935. Pierre Soymier a produit une oeuvre abondante mais n'a abordé que marginalement la conjecture. Ici il imagine une histoire alternative dans laquelle la TSF donne le rythme aux galères:


Pierre Soymier, Si la T.S.F. avait existé... in Ric et Rac n° 310, 16 février 1935